Le Caire, toile de fond

Paru le 8 février 2018

Situé dix-huit mois après l’offensive américaine en Irak, Le Caire, toile de fond exprime le point de vue des Cairotes sur cette guerre, et c’est un des grands intérêts du livre. Ali Shibaker, artiste d’origine soudanaise qui arrondit ses fins de mois en réparant des voitures, présente Makana à un riche marchand d’art, Aram Kasabian, qui recherche des tableaux escamotés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une œuvre de l’expressionniste allemand Franz Marc, d’une valeur inestimable, aurait été volée à Bagdad par le colonel irakien Khadim al-Samari, soupçonné de l’avoir introduite clandestinement en Égypte. Kasabian charge Makana de débusquer Samari, porté sur les listes des fugitifs les plus recherchés par les Américains. Makana opère ici loin des quartiers sordides habituels, dans le monde cossu de l’art, sur le territoire des escrocs à grande échelle, mais son enquête le ramène aussi dans les bars sordides et les night-clubs louches du Caire pittoresque auquel Bilal nous a habitués. Quant à la corruption du gouvernement, elle est à son sommet…

Traduit de l’anglais par Gérard de Chergé

Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, auteur anglo-soudanais de six romans non policiers très bien accueillis et dont plusieurs sont traduits chez Actes Sud. Il a un diplôme en géologie de l’université de Sheffield, mais reconnaît volontiers que c’était une erreur de casting. Après avoir vécu au Caire, au Soudan, à Londres (où il est né), au Danemark et à Barcelone, il est maintenant établi à Amsterdam.

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